Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 29 avril 2007

Faites de beaux rêves

medium_sofa2

medium_sofa3

medium_sofa4

Désolé, je n'ai pas trouvé la version pour femmes !

lundi, 16 avril 2007

Théatre ? non, vente !

« Vous avez gagné une raclette et une perceuse ! » Annonça la télé prospectrice. Vous allez demander comment cela est-ce possible lorsqu’on n'a pas le téléphone (sale bête) ! Eh bien c’est Biquette qui a reçu l’appel sur sa ligne professionnelle.

Seule condition pour avoir les cadeaux, aller voir la boutique en couple, sans obligation d’achat. En couple, nous ne le sommes plus, mais toujours très proches et célibataires...

Comme nous devions justement aller dans le supermarché asiatique à proximité, autant aller voir c’te chose…

La boutique est plutôt une sorte d’entrepôt grossièrement aménagé. La scène du théâtre sans les décors, juste comme accessoires quelques meubles les uns sur les autres, un peu comme après un séisme de force 12 sur l'échelle de Richter…

Théâtre… c’est bien le mot ! Seulement vous devenez acteurs vous aussi.

ACTE 1

A l’entrée, une brochette de vendeurs, gravures de mode, qui se fendent la poire en voyant les autochtones venir, car ils ne sont vraiment pas à la mode, dans c’te région !

Et un rapace (vendeur) vous tombe dessus, pauvres brebis (éventuels clients)

Moulin à paroles ? Nan ! Mitraillette à paroles !

« Blablablabla… nouveau sur la région…. Blablabla… voulons cibler les goûts des clients selon les régions… blablabla… Catalogue différent… blablabla… Cadeaux gratis pour vous remercier… blablabla… En contrepartie nous vous demandons de nous dire ce que vous aimez et n’aimez pas, pour faire notre catalogue en fonction (ordre des photos) blablabla… »

On nous lâche. On a nos cadeaux, que fait-on ? On part ? Bah ! Jouons le jeu ! Zieutons un peu ! Pas grand chose d’exposé. Encore moins pour nous plaire (pas de choix de couleur selon les modèles) et rapport qualité prix tout bénéfice pour eux !

3 canapés plus loin, le rapace retombe sur ses proies !

« Blablabla… C’ki fait plaisir, c’ke vous essayez les canapés ! blablabla… blablabla… blablabla… blablabla… blablabla… »

Et de nous montrer la qualité des fauteuils. Le cuir ne flambe pas. Preuve à l’appuis, il allume son briquet dessus… Mais, même pour les beaux yeux de Biquette, il n’a pas voulu faire de même avec les canapés en tissus ! Pourquoi ?

Robustesse ! Comme un sale gamin, il se met à sauter sur son canapé avec ses chaussures ! Té ! Si j’en faisais autant, quelle tarte je recevrais de Biquette ! Enfin, c’est toujours bon à suggérer à Walkyrie pour ses 3 diablotins !

Puis, mise à l’aise avec la flatterie. L’aigle devient le renard de la fable.

Bon… je veux bien, mais là il devient « sois beau et tais-toi ! »

« Koik vous faites dans la vie ? …. Madame est koi ? Frite ? hein ? Frit ? Ah ? Free lance ? ? ? ? Koi kça y en a être ? »

« et blablabla… blablabla… blablabla… blablabla… blablabla… blablabla… »


ACTE 2

Entrée du Loup dans la bergerie. Le Boss. Autre gravure de mode, quoique rase-mottes. Pas de manières entre nous, il veut nous mettre à l’aise ! Il se laisse tomber sur le fauteuil, et aussi sec, remonte ses jambes de pantalon dévoilant ainsi ses mollets de coqs poilus (ben quoi ? Vous n’avez jamais vu des galinacés poilus ?) et ses genoux pointus.

Opération séduction ? Essaye-t-il de séduire Biquette en montrant les mollets, telles les auto-stoppeuses dans les films ? Ben, c’est râpé ! Car mes miens à moi sont plus beaux que tes tiens à toi ! C’est donc pas cela qui séduira Biquette ! Ni ton œil humide…

2 mitraillettes. blablabla… blablabla… blablabla… blablabla… Nos deux acteurs jouent leurs rôles, mais pas à la perfection ! cela sonne faux !

Loup : « Z’avez parlé de la loterie ? »
Rapace : « Pas encore »
Biquette : « Pardon ? »
Loup : « Z’y en avoir loterie ! Vous pas y en avoir vu dans le courrier ? Rien écrit ? »
Biquette : « Non… »
Loup : « Koi k’ça y en a être vot’ nom ? »
Biquette : « De la Tour Prend Garde de la Vallée des Pendus »
Loup : « De la Tour Prend Garde de la Vallée des Pendus ? Mais c’est un nom gagnant ça ! » (glups ! les mauvaises notes dans son récital ! cela sonne tellement faux !)
Biquette incrédule : « Oui mais c’est un nom très courant dans la région ! De la Tour Prend Garde de la Vallée des Pendus Biquette »

Et Loup de se précipiter dans les coulisses nous laissant avec rapace et ses flots de paroles. (Notons qu’il ne s’est pas intéressé à nos commentaires tant attendus !)

Il revient et toujours aussi théâtral

Loup : « Biquette de la Tour Prend Garde de la Vallée des Pendus : 3000 Euros ! »
Avant d’ajouter, bien entendu « en bons d’achats »

Gatito : « Pour quel minimum d’achat ? »

Tel un escrimeur, j’avais fait mouche !

La mâchoire de Loup tomba ! Désarçonné par une telle demande ! On ne lui avait pas appris de parade à genre de questions, dans son cour de théâtre ! Pardon, de vente !

Loup : « euh ? ah ? euh ? Oh ? Pas de minimum ! »

Vlan ! le piège se refermait sur Loup !

ACTE 3

Mais nous allions jouer aux chats et à la souris !

Biquette : « Le problème est que vous n’avez pour ainsi dire que des canapés ! et j’ai acheté le mien l’an passé ! »

Loup (tellement certain de sa qualité d’acteur louant les mérites de ses breloques) : « Combien l’avez vous acheté ? Je vous le reprends pour la somme que vous l’avez acheté ! »

Gatito, ne laissant pas le temps de répondre Biquette (qui aurait insisté sur le fait qu’elle tenait à son canapé) et se rappelant un autre canapé qui l’avait fait craquer (mais pas pu acheter à cause du prix) : « 6000 Euros ! »

Loup transpirait, bafouillant que ce n’était pas possible à ce prix…

Gatito : « Oui ! Je comprends... 3000 Euros, sans minimum d’achats… Donc je peux prendre cette table, ce fauteuil et son pouf et le paravent pour 3010 Euros ! Je ne paye donc que 10 Euros ! » (je tiens à préciser que seul le fauteuil et son pouf nous plaisait ! Biquette voulant l’offrir à Mamina ! Le reste aurait pu servir à faire brûler dans la cheminée…)

Loup : « Les fauteuils sont par deux ! »

Tiens donc ? Tous étaient exposés par paires, sauf celui là qui valait le double des autres ! (Précisons que Rapace nous avait regardé ahuri de savoir que Biquette à un canapé et 3 fauteuils ! Cela ne se fait pas, 3 fauteuils ! voyons !)

Cela ne marchait pas ! Escrocs !

Loup tenta une autre opération : la remise sur l’achat d’un seul fauteuil. Tout en mélangeant les Euros et les Francs pour nous embrouiller !

Bof !

Il descend encore le prix ! Plus de 60% ! Intéressant direz vous ? Oui… pour lui ! car le prix était enfin le prix REEL ! dans toute autre boutique !

ACTE 4

Les deux acteurs reprenaient leurs jeux ! Rapace jouait le scandalisé ! « il fait ce qu’il veut, ca y en a être le boss, mais moi y en a pas d’accord ! Moi y en a pas faire vente ! »

Et Loup de revenir à la charge, ne comprenant pas pourquoi on ne sautait pas de suite sur l’occasion. Chose étrange, la réduction, valable 3 mois, ne l’était soudainement plus !

C’est étrange comme bien souvent les vendeurs pensent que vous achèterez tout et n’importe quoi sans réfléchir, sur-le-champ ! (Comme ce représentant en voiture qui était scandalisé que je ne lui prenne pas sur-le-champ sa petite voiture à seulement 17000 Euros au lieu de 19000 ! Car, à ce prix là, 24 heures après, il y en aurait plus !)

Loup dans une ultime parade essaya : « ne le prenez pas, cela m’arrange ! »

Koi lui y en a penser ? Hé ! V’la ke j’cause comme lui !

Il devait penser nous piquer au vif, briser ainsi nos dernières résistances, en nous faisant croire que nous allions le berner…

Bon ? Cela ne t’arrange pas ? Très bien ! Bye bye ! Et nous sommes repartis avec nos cadeaux et l’idée de cette note pour mes lecteurs !