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mardi, 04 mai 2010

Souvenirs, souvenirs...

Grincheux, pour une fois  avait rit. Mais ce n’est pas cela qu’avait retenu Bigorneau à Roulettes. Il était resté perplexe, jusqu’au repas, où il avait résumé la conversation téléphonique avec son père, et surtout cette phrase mystérieuse :
 « Ton frère, Bugs Bunny, vient seulement de découvrir ta farce de Noël ! Elle était bien bonne ! »
 Nous étions au mois de juin. Bigorneau à Roulettes avait beau creuser dans sa mémoire, il ne voyait pas ce qu’il avait bien pu faire de drôle que l’on découvre aussi tard. Lui, il était dans l’action immédiate, il voulait voir automatiquement la réaction des victimes de ses farces...
 Gatito, alors âgé de 13 ou 14 ans, avait la réponse...
 « Les cadeaux de Noël, après avoir été déballés, était dans la chambre du premier (de chez Grincheux), dans le panier, prêts à être emportés.  J’ai substitué  la bouteille de whisky de sa boite par la paire de boules de pétanque de Pépé Grincheux... Elles avaient à peu près le même poids ! »
 Bigorneau à Roulettes était mort de rire. C’est lui qui remportait les lauriers, d’une blague qu’il aurait pu faire, mais c’était son fils qui en était l’auteur insoupçonné et insoupçonnable...
 Les chiens ne font pas des chats, mais les Bigorneaux à Roulettes, si !
 Tiens ? J’ignore s’il avait dévoilé le pot aux roses... Il faudrait que je pense à en parler à Bugs Bunny...
 Mais Gatito avait quand même eu un petit regret. Il imaginait très bien la scène où son oncle donnerait le cadeau reçu à son supérieur hiérarchique, ou, mieux encore à son directeur...

mardi, 26 janvier 2010

Seul le mal fait parler de lui...

« seul le mal fait parler de lui »
Cité par une personne parlant des Justes, dont beaucoup sont ignorés. Biche en fait-elle partie ? La famille a aidé à fuir beaucoup de personnes, des inconnus qui passaient par là, allant vers la Liberté. Y compris des déserteurs allemands. Biche, sa soeur et son beau-frère ont aidé tous ceux qui leur ont demandé de l’aide, sans se soucier de qui ils étaient. Y avait-il des juifs parmi eux ? Combien ont réussi à fuir jusqu’au bout ? Ils savent juste que certains n’y sont pas parvenus.

Ils ont eu beaucoup de chance, d'autres "Justes" du village furent déportés, car les personnes aidée étaient en fait des traitres, souvent alsaciens. Ainsi l'institutrice fut elle embarquée en pleine classe, devant les enfants de 6 ou 7 ans (qui s'en souviennent encore comme si c'était hier)

La reconnaissance n’est venue que de quelques personnes, parlant de leur action, mais uniquement au plan local.

Et ce n’est que tout récemment, que le plus jeune frère de Biche a appris quelques informations sur ces actions, par un habitant des Emeraudes ayant émigré là où habite mon grand-oncle. « sans eux, nous serions morts de faim... »

Seul le mal fait parler de lui...

Je le crois, à moins d’avoir un égo surdimensionné, et annoncer partout « moi je... » combien de héros restent méconnus ?

lundi, 25 janvier 2010

La journaliste était ivre-morte.

Un de mes amis m’a rappelé une des nombreuses mésaventures que j’ai pu vivre à l’Hôtel de Fous. Cela remonte à mes débuts, et j’ai quelques trous de mémoires concernant la soirée. Je dois cependant avoir des notes quelque part, mais qu’importe, je me souviens du principal.
Dès le départ, j’avais senti que je pouvais la cataloguer comme « emmerdeuse publique ». Son nom ne me disait absolument rien, mais elle était journaliste du 20h dans son pays.
Après m’avoir fait braire pendant je ne sais combien de temps elle s’était décidé à monter dans sa chambre. Elle était redescendue pour squatter la réception et picoler « en juive » (seule), mais tout en réclamant ma présence pour me parler... d’elle. Puis elle remonta. Ouf ! Au bout de quelques minutes, elle était redescendue, était passée sans me voir, et s’acharnait après une des portes d’entrée condamnée. Elle n’écoutait pas lorsque je lui signalais qu’elle n’arriverait pas à l’ouvrir...
Et elle s’agitait de plus en plus contre cette malheureuse porte.
Je m’approchai, répétant que la porte était condamnée.
Elle sursauta, se retourna, se plaqua, bras en croix contre la porte :
« - ne me tue pas ! »
La pauvre était effrayée.
Gatito ? Un tueur ? Non, mais ho ! Ça va pas la caboche ?
Je la rassurai et elle se calma... Pour aller s’affaler dans un des fauteuils, et recommencer à me parler de son sujet favori : elle.
Elle finit par... S’endormir !
Impossible de la réveiller.
Arriva enfin mon sauveur, le veilleur.
On la secoua encore, en vain. Impossible de la laisser ainsi dans la réception !
Alors, nous la prime, chacun par une aile. C’est qu’elle était lourde, la gaillarde ! Pourtant, elle était petite et plutôt menue ! Mais un poids mort. (une chance que je n’avais pas mes problèmes de dos !)
Long, long, long le trajet du fauteuil à l’ascenseur. Car, bien entendu, elle avait choisi le point le plus éloigné de la réception.
Long, long, long le trajet de l’ascenseur à sa chambre, car, bien entendu, elle avait une des chambres les plus éloignées...
Et nous l’avions mise sur son lit.
Non, bande d’obsédées : nous ne l’avons pas déshabillée !
Et elle cuva son vin... Jusqu'au lendemain après midi...
Ma collègue la vit j’aillir de l’ascenseur, comme si elle avait le diable à ses trousses...
Comment avions pu nous la laisser seule dans sa chambre ? Mais, c’est qu’elle aurait pu mourir sans que personne ne s’en rende compte... Obsédée par la mort ! Est-ce pour la fuir qu’elle buvait comme un trou ?
A ses yeux, j’avais une vie de miséreux... Eh bien, je préfère de loin ma vie « misérable » mais heureuse que la sienne luxueuse mais l’obligeant de boire pour oublier le présent...

jeudi, 29 octobre 2009

110 trop rapide, 140 on se traîne... ????

Dans mon précédent texte, j’évoquais Biquette terrorisée à l’idée de monter dans une voiture pilotée par Mésange Bleue.

Elle a peur de la vitesse. Mais sa peur est assez suggestive. Elle a peur lorsqu’elle voit ce qu’indique le compteur. Elle n’a jamais dû dépasser les 110, n’ose rien dire lorsqu’en France on monte à 130, puisque c’est la vitesse maximum autorisée, mais serre les dents, quand même un peu.

Il y a quelques années de cela, comme Caliméro était avec nous, ils se succédaient        entre le siège avant et celui à l’arrière. Nous étions en Allemagne, roulant à 170 (ma voiture ne monte pas à la vitesse de celle de Mésange Bleue, malheureusement), et elle ne disait rien, bavardait comme si de rien n’était (Perdu ! Ceux qui pensaient qu’elle était évanouie ou en train de prier) lorsque, de son siège à l’arrière, elle remarqua un ralentissement significatif : « Mais ? Que se passe-t-il ? On se traîne ! »

Ah ? Lorsque je vous disais que sa peur était suggestive : on se traînait, c’est vrai, mais à 140 tout de même !

(S’il y a un lecteur ou une lectrice de la Cité des Anges, prière d’aller réanimer Plume qui doit être en syncope à l’idée d’être passagère de Gatito en Allemagne)

lundi, 31 août 2009

Donnez donnez dodo-onnez Donnez donnez moi Dieu vous le rendra

L’autre jour, laissant un commentaire chez Mamita, au sujet de son A-DO-RA-BLE arrière petit-fils Esteban (en cliquant sur le lien, vous lirez mon commentaire - c'est le premier - adressé aux parents et arrières grands parents) je repensais à une anecdote, vieille de quelques années,  avec  Brasseusedevent, une ancienne femme de chambre de l’Hôtel de Fous.

La pauvre, ne se rendait pas toujours compte lorsqu’on blague. A-t-on aussi l’idée de blaguer en gardant son plus grand sérieux ? Nous étions venu à bavarder de mes amis taiwanais, et de l’adorable petit Hong Ping, 29 mois à l’époque :

"(...) il est si mignon que je leur ai demandé de me le donner. Je ne sais pas pourquoi, mais ils ne sont pas d’accords !"

Elle a éclaté de rire ! Mais non, pas de la blague ! Non, elle l’a pris au premier degré ! Elle riait de ce qu’elle pensait être de la stupidité de ma part.

" Mais enfin ! Cela se comprend ! C’est comme si tu étais le parrain de ma fille et que tu me la demandes... hahaha ! je ne voudrais pas..." 

Sa fille ? Mais ? Qu’en aurais-je fait ? Ca va pas la tête ? (genre petite mijaurée de 12 ans en pleine crise d’adolescence... Déjà avant, ce n’était pas un cadeau, mais à ce moment précis.....)

Qu’aurait elle dit, si elle avait entendu Myriam ? C’est une cliente régulière à cette époque, avec qui mes rapports étaient plutôt amicaux. Lorsqu’elle a vu la photo de Hong Ping, le cri du coeur :

"Adorable! A kidnapper !"

Aussi sec, j’ai fait part de ce commentaire au papa : 

 "Tu vois ? je ne suis pas le seul ! Elle est de mon avis ! Alors ? Qu’attends tu pour me le donner ?"

 ... Je ne sais toujours pas pourquoi, mais il n’était toujours pas d’accord......

En attendant, Mamita ne m’a toujours pas répondu non plus !

Donnez donnez dodo-onnez
Donnez donnez moi
Donnez donnez dodo-onnez
Dieu vous le rendra
Donnez donnez dodo-onnez
Donnez donnez moi
Donnez donnez dodo-onnez
Dieu vous le rendra

mardi, 04 août 2009

Tonton… Mon, mon quoi ?

Dans ma famille paternelle, les appellations  pour les oncles et tantes sont « tonton et tatie »
Mais dès mon plus jeune âge, je qualifiais ces mots… de bébés ! Je n’ai pas souvenir de les avoir utilisés ne serait-ce qu’une fois. J’utilisais plutôt « oncle », « tante » ou exceptionnellement « tatan », mais encore plus souvent directement les prénoms (au grand damne de la famille paternelle, contrairement à la maternelle)
Apprenant les langues, j’appréciais l’Italien zio / zia, et l’Espagnol tio /tia.
En fait, comme je le disais dans mon billet précédent, on ne m’a pas enseigné le « langage  bébé »
Quels rares mots utilisais-je ? « maman » ? Très peu. Il m’écorchait les oreilles. Une fois encore, choquant la famille paternelle, je l’appelais par le diminutif de son prénom, comme tout le monde, « papa » ne fit pas long feu, vite remplacé par des noms étranges, comme lui-même me surnommait : Bigorneau à Roulettes étant le plus courant je pense…
Pour les grands parents, côté paternel, car ça ne rigolait pas, « pépé et mémé » comme dans leur région.  Côté maternel, c’était « mémère et pépère ». Comme cela ne me plaisait pas vraiment, « mémère » devint rapidement… devinez ! Mémère Biche (d’où son nom sur ce joueb !). Sa sœur « mémère Yvonne » (voire Vovonne » comme je l’entendais) et son époux était pépère (Biche étant veuve), plus tard Riri (pour Henri, comme le reste de la famille) . J’avais en horreur « mamy et papy ».
Lorsque mon tour viendra d’être pôpa, j’ignore encore comment je me ferai appeler, mais je vous le dit de suite « papa : jamais ! », Mamina pour leur grand-mère maternelle, à moins de trouver autre chose, comme je viens de le lire, « Grandine », ou ???? En ce qui concerne le côté maternel, ce sera à leur mère de voir !
Et vous ?

lundi, 03 août 2009

A bobo le Gatito !

Quel âge pouvais-je avoir ? 2 ans ? 3 à tout casser.
Je jouais dehors, lorsque je suis tombé, me faisant mal. La mère d’un autre enfant se précipita pour me relever.
- Tu as bobo ?
- Non ! J’ai mal !
- Tu as bobo !
- Non, j’ai mal ! (elle avait la comprennotte dure, la mamma !)
- Tu as bobo…
Il fallut que Mamina intervienne pour expliquer que l’on ne m’enseignait pas le « langage bébé ».
Encore aujourd’hui, je suis inculte en ce qui concerne ce genre de mots.
Et vous ?

lundi, 06 juillet 2009

Gatito sadique ?

(Suite du billet précédent)

Juste avant la mésaventure que j’évoquais hier, j’avais voulu avoir la confirmation que Bariknoséabonde, la cheffe de réception à l‘Hôtel de Fous, lisait les courriels personnels que nous recevions. Chose totalement illégale soit dit en passant, même s’ils sont reçus sur l’adresse email de l’hôtel. (du moment qu’il y a « personnel, à l’attn de Gatito...)

Avant d’aller plus loin, précisons que Bariknoséabonde était une femme méchante, cherchant à nuire à tout le monde. Elle illustre parfaitement la légende du scorpion qui ne peut s’empêcher de piquer la grenouille lui faisant traverser le rivière sur son dos. Pour affirmer son pouvoir, elle tentait de faire virer tous les membres du personnel, les uns après les autres !

Caliméro avait envoyé un courriel où il était précisé que ma présence était obligatoire pour une certaine affaire...

Mon stratagème marcha, mais bien au delà de mes espérances !

Bariknoséabonde avait édité le courriel, et ajouté à la main qu’elle s’excusait de l’avoir ouvert par mégarde (tu parles !) et « est-ce prudent d’aller en Asie en ce moment ? »

Devant moi, elle ne montrait pas sa terreur ! Aux autres, elle avait avoué craindre de me voir revenir avec le SRAS et elle se voyait déjà agoniser, bouche ouverte (ou fermée), pauvre victime innocente du SRAS. 

Comme elle avait tenté de me nuire quelques semaines plus tôt, je devins sadique. Puisqu’elle voulait la guerre, elle allait l’avoir.

Sa terreur augmenta lorsque son mari lui fit remarquer que j’avais largement le temps de faire l’aller-retour pendant mes jours de repos, et ce, sans le lui dire. Brave mari ! Lorsqu’elle me répéta les propos, je n’ai ni confirmé, ni infirmé... 

Sadique ? Ben, non, si elle m’avait parlé de ses craintes... Sans l’Agité, je n’aurais jamais été au courant, et ne pouvant le trahir... Hihihi ! 

Je précise que n’aurais pas joué ce petit jeu si elle même n’avait pas été aussi mauvaise qu’elle l’était !


(à suivre)

Gatito vu par Bariknoséabonde :

 

dimanche, 05 juillet 2009

Du poulet au cochon

Tout le battage fait actuellement autour de la grippe A m’a fait me souvenir du SRAS en 2003.

Caliméro était venu me voir en plaine période du SRAS. Mais il venait de Bornéo, via Singapour, où il n’y avait aucun cas répertorié à ce moment.

Panique à bord ! Ou plutôt parmi certaines personnes le connaissant. Toutes les excuses étaient bonnes pour ne pas le rencontrer. C’est tout juste si on n’invoquait pas le Ministre de la Santé, contacté tout spécialement, et invoquer son nom pour éviter toute rencontre...

Mais, aspect cocasse de la chose, on a pas attendu le temps « conseillé », pour me rencontrer, moi, après sa visite... Et s’il m’avait contaminé ?

(à suivre)

lundi, 22 juin 2009

Tout le monde est extraordinaire

 Xin-Xin écrivait dans son blog que tout le monde est extraordinaire quelque part, et son regret que ses parents et beaux-parents ne parlent pas de leur vie passée, en particulier lorsqu’ils étaient en Chine et leurs fuites... Evita a la chance de pouvoir parler de sa grand-mère paternelle...

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Je regrette de ne pas avoir eu l’idée de faire la biographie de Biche, que la sénilité soit apparue tellement brutalement. Il nous reste des bribes de sa vie... Et pourtant, un parcours si atypique ! Comment, « partie de rien », après une enfance et adolescence malheureuse, elle se retrouva à côtoyer la famille de Fernand Gregh, rencontrer des personnalités de divers horizons, aussi bien les frères Citroën que la Princesse Bibesco.

 

Et tout abandonner, sacrifier, pour aller aider sa sœur, par amour familial. Quel aurait été son destin si elle avait continué sur sa lancée ? Aurait-elle mieux « réussi » sa vie ? 

Mais je ne serais pas là pour vous parler d’elle, ou tout simplement tenir ce joueb.

Ce qui est certain, c’est qu’après cette vie parisienne « dorée », elle a beaucoup souffert. Plus que l’on ne le sait, car elle voulait nous préserver de ses souffrances. Parfois, sans le vouloir, elle lâchait un indice…

C’est pour ça que je voulais qu’elle ait une vieillesse heureuse. Vous savez, c’était au point d’être prêt à me « sacrifier » pour elle. Lorsque Mamina a été malade, j’avais pensé que si elle venait à disparaître, j’aurais pris un congé sabbatique, démissionné pour m’occuper de Biche. Ma seule ressource aurait été de louer des chambres à des étudiants, ou un des deux appartements de la case. Mais j’aurais TOUT fait pour que JAMAIS elle n’aille dans une maison de retraite, qu’elle reste auprès de moi, moi qu’elle aimait trop. Selon tout le personnel médical et paramédical, si elle a vécu aussi longtemps, c’est grâce à l’amour familial, l’osmose qui nous unissait tous. 

Je sais avoir été beaucoup critiqué pour cela, de refuser de ne pas l’abandonner dans une maison de retraite, sous le prétexte que l’on « ne doit rien à nos parents », comme me le répétait toutes les semaines une collègue. Pourtant, pour moi, ce n’était même pas un « devoir filial », comme le disent certains amis asiatiques en parlant d’eux. Non, pas un devoir, mais la chose la plus naturelle qui soit. Même pas un « sacrifice de soi » comme certains pourraient le penser.

 

lundi, 15 juin 2009

Deux morceaux de sucre par jour, compo d’histoire au bac !

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Des années après ma dernière année au lycée, je suis encore en train de me creuser la tête… pour comprendre la dernière prof d’histoire géo que j’ai eu. Moi qui aimais beaucoup ces deux matières les détestais cette année-là, à cause de cette prof !

Ce qui est risible, c’est qu’elle disait « étudiante, je pensais qu’on pouvait être copain-copain avec ses élèves, mais il n’en est rien ! » Est-ce pour cela que je n’ai jamais eu d’autre prof à ce point « éloigné » de ses élèves ?

Son sujet favori… le nombre de morceaux de sucre que représentait ce que mangeaient ses gosse à la cantine ! Je doute que cela aurait été apprécié au BAC !

Je me souviens d’une discussion entre elle et nous, concernant un évènement à l’échelon international. Elle, prof d’histoire, en ignorait la date. L’ensemble des élèves aussi, et s’en ils foutaient. Nous étions deux à affirmer que la date était antérieure. J’avais un point de repère précis, limitant la date en question sur deux années : où j’avais appris la nouvelle ! Hé lorsque vous roulez votre bosse, vous avez une vision différente des sédentaires ! Elle avait eu un geste plein de mépris ! Elle, prof, savait ! Moi, élève, ne pouvait pas le savoir !

Ni une, ni deux, le soir même j’avais regardé les dictionnaires, et trouvé que j’avais raison ! La of génialissime qu’elle s’imaginait être faisait une erreur de…  ans !

Ah ! Quel délice d’aller dès le début du cour suivant avec elle lui donner l’information exacte ! Lui prouver son erreur ! Cela a été fait discrètement, pour ne pas la ridiculiser devant les autres (dommage !) elle, bonne prof, incertaine de la date… n’avait pas recherché !

Comment voulez-vous qu’elle m’apprécie ensuite ?

A propos de sucres... cliquez les images pour les voir en grand.

 

 

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samedi, 09 mai 2009

Les Émeraudes 2

  Les Emeraudes… « maison à vendre » Tiens ? Celle-ci était apparue dans un film, il y a des années. Trop proche du cimetière (juste en face) sinon je crois que je me serai renseigné…Il y avait une boutique dedans... Et si finalement, je devenais commerçant ?
 En fait, j’aimerais racheter la maison familiale (celle de ma grand-tante) si un jour elle est en vente. Je la considère comme mon chez-moi… Même si les voisins sont quand même un peu trop proches… 

Mais même si le village se meurt lentement, la nouvelle municipalité commence à faire comme beaucoup d’autres : vouloir récupérer les emplacements des tombes « réputées abandonnées ». (difficile d’étendre le cimetière, trop de roches). Alors que certaines étaient ces « concessions perpétuelles »…

Mais si je vous parle de cela, ce n’est pas dans un but macabre. 

C’est une sorte de mini-choc de voir les panneaux sur certaines tombes. Car…

…Enfant, Gatito allait souvent dans le cimetière, proche de la maison. Et si Gatito y allait, ce n’était pas pour jouer  ou dégrader les tombes ! Non, Gatito allait arroser les fleurs des tombes (de parfaits inconnus) lorsqu’elles manquaient d’eau, ou allait sur la déchetterie dépiauter une gerbe de fleurs artificielles, et allait ensuite déposer une fleur sur chaque tombe semblant abandonnée. C’est ainsi que des personnes décédées bien avant 1900 avaient soudain une fleur sur leurs tombes (honnêtement, parfois la fleur était bien minable !)

Et aujourd’hui, certaines de ces mêmes tombes vont disparaître… C’est tout juste si le cœur d’enfant de Gatito ne revenait pas à la charge pour lui dicter : « fonce à la mairie reconnaître toutes ces tombes ! »

Fada le Gatito ? Vous en doutiez encore ?

vendredi, 22 août 2008

Il avait gardé l’accent

 Au fil des affectations de mes parents, nous nous retrouvions dans différents coins du monde. Après Marrakech, l’Alsace ! « mais ? Il n’y a donc jamais de soleil dans ce pays ? » Fut l’une de mes premières réactions. C’était l’hiver, il faisait froid, et il y avait toujours du brouillard. Lorsque vous n’avez connu que le soleil, avec un seul jour de pluie en plusieurs années…
 Dans l’école où j’allais, nous avions des « jeunes maîtres », des étudiants se destinant à l’enseignement, et qui venaient faire leurs premières « armes » dans nos classes. J’avais 6 ans. L’un d’eux, un tortionnaire à plus d’un titre, nous fit faire une dictée.
 J’avais pourtant scrupuleusement écrit ce qu’il nous avait dicté, mais ce salaud m’avait tout baffré de rouge ! J’avais paraît-il, tout faux ! Mais ? La faute à qui ? Car j’avais écrit :
 « la chupe de maman est rouche »
 C’est lui qui prononçait mal, et c’était moi qui était sacqué ! Je me demande si lui, ainsi qu’un autre, ont été finalement reçus ? Deux véritables peaux de vaches ! S’ils l’ont été, je plains sincèrement ceux qui furent leurs élèves par la suite !