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dimanche, 14 novembre 2010

Ca repousse, messieurs, ça repousse, on vous dit !


 Gros Minet vient de plus en plus souvent rendre une petite visite à Gatito, lorsqu’il le voit de service et seul. C’est un ancien SDF, sous tutelle, qui venait souvent lui demander un verre d’eau. Il le fait encore, ou se paye un espresso.  Comme Gatito s’était montré gentil avec lui, il est reconnaissant. Il est probablement aussi assez solitaire, car un peu étrange, certainement victime d’une société, et surtout d’un système scolaire ne soutenant pas assez ce qui sont plus lents à la compréhension. Difficile d’entretenir une conversation avec lui.
 Il y a quelques jours, il est allé à la toilette, où il est resté longtemps. En remontant, il fit une réflexion assez surprenante de la part d’un homme de 54 ans :
 Gros Minet : - J’ai perdu ma quéquette dans la toilette !
 Gatito : - T’inquiète ! Ca repousse !
 Gros Minet écarquilla les yeux, sa mâchoire se décrocha
Gros Minet : - Non ? C’est vrai ? (Un peu dubitatif, mais tellement peu ! En insistant un peu, Gatito aurait pu l’en persuader...)
Gatito  : Mais non, bien sûr !
Gros Minet : Ah bon ! ... Mais je t’assure, j’ai perdu ma quéquette dans la toilette... Mais non, je rigole...
Gatito (ne tenant pas compte de la dernière réplique) : Je me disais bien que c’était long ! Justement, je t’imaginais en train de farfouiller dans la cuvette à sa recherche !
Rire de Gros Minet. Là, il avait compris que Gatito blaguait.
-Mais non, je rigole...
 « Mais non, je rigole... » Combien de fois peut-il le répéter ? Alors que c’est une évidence. Remarquez, Gatito, lui, joue souvent le jeu... A la plus grande joie de Gros Minet qui pense le piéger.
 Et ensuite, Gatito se demande pourquoi Gros Minet s’est pris d’affection pour lui !
 

lundi, 08 novembre 2010

Gatito, bon samaritain ?

3h30 du matin...
 Il était là, sur le passage protégé, mais aucune voiture ne ralentissait...
 Il était là, sur le passage protégé, complètement étendu sur le sol.
 Heureusement pour lui, il était couché parallèlement à la bordure du trottoir, dans la nuit, vaguement éclairé par un lampadaire à la pâle luminosité.
 Gatito l’avait vu passer devant l’Hôtel de Fous, quelques minutes avant. Quel instinct avait donc poussé Gatito à sortir prendre un peu l’air, et de regarder dans cette direction ? Depuis la réception, on ne voit pas les clous...
 Gatito fit un bond dans la réception, attrapa le téléphone sans fil, et appela les secours, tout en ressortant. Petit verrouillage rapide des portes. A P’tit Chicago, c’est recommandé ! Deux autres voitures passèrent sans même ralentir. Leurs occupants ont-ils seulement vu le malheureux à terre ?
 Heureusement quand même, Gatito ne fût pas l’unique bon samaritain. Au moment où Gatito sortait, un jeune Maghrébin arrivait aussi.
 « Monsieur, il a quoi le monsieur ? » demanda-t-il en désignant l’homme à terre.
 Gatito ne savait pas.
 Et du temps que Gatito obtenait les secours, le jeune se penchait sur l’homme à terre. Celui-ci bredouillait, avait peine à s’exprimer. Mais le jeune Maghrébin réussit à obtenir quelques informations que communiquait immédiatement Gatito aux pompiers.
 « Monsieur, vous parlez Anglais ? Je ne comprends pas ce qu’il dit, ce n’est pas du Français »
 Entre temps, Gatito avait pu identifier l’homme à terre. Un SDF, ressortissant d’un pays de l’Est, qui squatte parfois l’entrée d’un immeuble voisin. Une fois, il était même devant les portes de l’Hôtel de Fous... C’est ainsi que Gatito le « connaissait ».
 « Vous restez avec lui, Monsieur ? Alors j’y vais ! »
 Le jeune Maghrébin continua son chemin, rassuré. Gatito resta debout et penché vers l’homme allongé, le réconfortant tant bien que mal, lui tenant la main. Cette attitude sauva peut-être l’homme d’un accident. Combien de voitures passèrent rapidement ? Environ 10% d’entre elles n’avaient aucun feu d’allumé. Et bien que ce soit une ligne droite, à double voie à sens unique, plusieurs véhicules évitèrent le couple au dernier moment. Aucun ne ralentit, ne s’inquiéta de voir un homme sur la route.
 Rectification ! Ne mentons pas ! Un taxi avec 4 passagers ralentit... Mais continua son chemin, pour... faire le tour du quartier et revenir, ralentir, et continuer son chemin. Nouveau circuit touristique de P’tit Chicago ? « P’tit Chicago et ses blessés » ? Le quatuor à bord... descendit pour rejoindre son hôtel... à  100 mètre à peine de là, sans s’inquiéter aucunement de ce qu’il se passait. Ouf ! Ils ne sont pas venus faire de photos !
  Un autre quidam s’arrêta enfin, et s’enquit de ce qu’il s’était passé et pour savoir si on avait appelé les secours. Puis continua. Un autre, valise à roulette derrière, passa faisant semblant de ne rien voir. Il n’allait quand même pas rater son transport à cause d’un homme à terre, non ?
 Les secours arrivèrent quand même vite, même si on avait l’impression du contraire. Gatito imaginait la détresse de l’homme qui souffrait et devait trouver le temps encore plus long.
 Enfin, une voiture de police arriva.
 « c’est vous qui avez appelé ? »
 Oui? C’était Gatito, qui, par sécurité, avait appelé police et pompier. L’un des deux agents reconnu le « blessé », confirmant bien sa provenance d’un pays de l’Est. Moins d’une minute après, les pompiers arrivèrent.
 Gatito resta encore un peu pour donner les rares informations qu’il avait. Il était certainement le dernier à avoir vu l’homme debout. Si on avait encore besoin de lui, il était à l’Hôtel de Fous. Il y retourna assez précipitamment, inquiet que des clients soient dans la réception, voulant rejoindre les premiers transports du matin... Heureusement, personne n’attendait.

jeudi, 14 octobre 2010

Jeune ou vieille, alors ?

Bogoss : « elle ne faisait pas ses 37 ans, hein ? »
Gatito : «  Non ! Non ! »
Mais, si Bogoss voulait dire qu’elle paraissait plus jeune, Gatito, lui, pensait qu’elle avait entre 47 et 54 ans...
Il est vrai que les hormones de Bogoss font qu’il voit toutes les femmes jeunes et belles. Il est fort possible que les représentantes féminines de Bledville-Sur-Manche ne soient pas si jolies... Quoique, à P’tit Chicago, ce ne soit pas trop le cas non plus, sans les touristes....
Il est vrai également que Gatito a d’autres critères plus sélectifs, est plus blasé...

dimanche, 12 septembre 2010

Tout est calme, dans l'Hôtel de Fous... Tu parles !

Tout est calme, dans l’Hôtel de Fous.

Enfin, « calme » selon les critères de cet hôtel.

Tout est calme donc. Tous vaquent à leurs occupations, comme toujours, des prises de becs parmi les femmes de chambres (une constante, dans l’Hôtel de Fous !), Bogoss et Grenouillette Arboricole continuent de glander (tout en prétendant bosser dur), Harpagon et Médusa continuent de persécuter le personnel (il faut en profiter, l’heure de la retraite a sonné !), l’Excité, lui, porte un casque invisible car il sait…

Il sait que…

La bombe est amorcée…

D’ici quelques semaines, 5 mois tout au plus, elle explosera.

Gatito, l’employé faisant partie des murs,  la star de l'hôtel, va démissionner.

L’onde de choc pourrait même avoir des répercussions auprès de nos clients habitués, puisque certains n’aiment pas venir lorsque Gatito n’est pas de service…

Le personnel de l’Hôtel de Fous ne sera pas encore remis de ses émotions que la seconde bombe explosera : l’Excité démissionnera dans la foulée. En l’espace de quelques jours ou quelques semaines, les deux plus anciens employés vont partir…

Vous en saurez plus le moment venu

mardi, 07 septembre 2010

Prisons 5* en Roumanie

La polémique chez nos voisins français concernant les Roms m’a fait me mémoriser deux anecdotes par rapport à l’Hôtel de Fous. 

La plus récente  pour commencer. 2 Roms, justement, mère et fille avaient loué une chambre. Au bout d’une heure elles voulaient la quitter, et se faire rembourser. La chambre ne leur convenait pas (elles ont mis le temps pour s’en rendre compte !), la trouvant « immonde », que c’était honteux de louer de telles masures...  On aime, on aime pas, question de goût. Mais ce qui est rigolo dans l’histoire, c’est que, s’il n’a pas cette chambre lorsqu’il vient à P’tit Chicago, un très haut dignitaire portugais nous fait un véritable scandale. (personnellement, je n’aime pas la chambre en question !)

Et nous avions eu toutes une délégation de journaleux roumains.  Pour eux, l’Hôtel de Fous était pire que la plus infâme des prisons roumaines. Bon, je sais que si je commets un délit, je filerai en Roumanie, refusant toute extradition, pour goûter à leurs geôles ! Nous ne comptons plus les ministres (y compris 1er ministres), et chefs d’Etat venus séjourner chez nous... Savent-ils qu’ils seraient mieux logés dans la pire prison roumaine ?

mercredi, 01 septembre 2010

Maigrir du cerveau

Il faut se rendre à l’évidence d’une chose :

 Grenouillette Arboricole mérite tout à fait sa place dans l’Hôtel de Fous. 

 Anorexique, elle ne savait plus de où maigrir, alors, elle a entrepris de maigrir du cerveau. Il n’y a pas d’autre explication pour expliquer de faire autant de conneries en aussi peu de temps ! Mais devoir gérer ses conneries devient de plus en plus éprouvant ! Surtout qu’elle est persuadée d’être la meilleure employée de tous le temps. Oui, c’est ça... Dans le tiercé des pires collègues que Gatito a pu avoir ! Elle a faillit être transformé en boudin de chameau (oui ! Oui ! Une Grenouillette Arboricole transformée en boudin de chameau, c’est possible) par Gatito, qui a failli péter une durite devant autant d’inconscience professionnelle, qu’il a dû retaper devant la totale indifférence de Grenouillette Arboricole ! Mais il faut la comprendre, elle était absorbée par un grave problème : comment maigrir des os ? Faut-il l’appeler, même en pleine nuit, pour qu’elle répare ses conneries et se rende compte de ce qu’elle fait ?
 

mardi, 31 août 2010

« Nous sommes complets ! »

« Nous sommes complets ! »
« Non ! »
Visiblement, Grenouillette Arboricole ne  croyait pas Gatito...
« Si ! Si ! Complets... de vide ! »
Telle était la situation, comme cela arrive parfois : pas un seul client. Seulement, Gatito, lui, à sa formulation particulière, plutôt que de dire « il n’y a personne »
Et de continuer
« Depuis le départ de Bogoss, je n’ai pas vu âme qui vive ! C’est bien simple, à son arrivée, j’ai pincé Hildegarde (1) pour m’assurer que je ne rêvais pas, et qu’elle était bien réelle »
Non mais vous êtes malades ? Gatito n’allait quand même pas se pincer, lui, pour s’assurer qu’il ne rêvait pas !


(1) Madame Pitbull Du Kayser, la gouvernante, pour le reste du personnel, y compris pour Harpagon et Médusa

vendredi, 27 août 2010

Gatito est arrivé....

Enfin la relève allait arriver ! Bogoss était pressé de rentrer. Encore la caisse à compter, et il pourrait quitter l’Hôtel de Fous !

Il devint soudainement blême !

La caisse était vide, ou presque. Il ne restait que les pièces, mais tous les billets s’étaient volatilisés.

« c’est lorsque je suis allé dans la toilette. Mais, je n’y suis pas resté longtemps ! »

Il comprenait pourquoi Gatito lui conseillait de toujours fermer les portes lorsqu’il devait s’absenter, même pendant quelques secondes , de la réception ! Venant de Bledville-Sur-Manche, il ne se rend pas compte du taux de criminalité de P’tit Chicago.
La bonne nouvelle, dans son malheur, était que rares sont nos clients à payer autrement qu’avec une carte de crédit. Mais, il manquait tout de même l’équivalent de 250€ !

Heureusement,eh, eh,Zorro Gatito, est arrivé, sans s'presser, le grand Zorro petit Gatito, le beau Zorro sublime Gatito, avec sans  son ch'val et son grand chapeau...

« Gatito !!!!! Je ne te croyais pas, lorsque tu disais qu’il fallait fermer les portes ! Je croyais que tu exagérais ! Les salauds m’ont piqué ma caisse ! »
« Eh bien mon vieux (une expression, puisque Bogoss pourrait être son fils !), on peut dire que tu as de la veine, toi (Oui, Bogoss, et probablement vous aussi, chers lecteurs, devez prendre Gatito pour un timbré à parler de veine ici ! Mais soyez donc patients !) ! Regarde ce que je viens de trouver ! »

Et de mettre sur le bureau la somme qui manquait...

« Mais ? Mais ? Mais ? Où as-tu trouvé ça, toi ? »
« Hum... Dans la caisse, je crois... »
«  Dans la c.... ? !!!!! Tu veux dire que.... ? Ah le salaud ! Tu m’as bien eu... Mais c’est une bonne leçon ! »

Eh oui ! Gatito était arrivé avec un peu d’avance. Il avait même un peu patienté, entendant Bogoss dans la toilette. Mais constatant que son collègue ne l’avait pas entendu, et qu’il tardait, Gatito se dit « aux grands maux, les grands remèdes : peut-être me prendra-t-il au sérieux et ne pensera-t-il plus que je suis pessimiste... ». Sadiquement,  Gatito se servit dans la caisse, ressorti et se posta à proximité de l’hôtel pour observer (sans être vu) son collègue. Et arriver juste à temps, pour que celui de balise pas trop longtemps.

lundi, 23 août 2010

- Prouvez-moi que j'ai tort ! - Avec plaisir !

Une des particularités de l’Hôtel de Fous : ses portes. Elles ont un système de verrouillage à télécommande. Point de clef !
 La cliente est redescendue, elle n’arrivait pas à rouvrir sa porte. Gatito  l’accompagna donc. Une fois devant la porte, avec une grande arrogance, la femme dit alors :
 - Prouvez-moi que j’ai tort !
 Et elle manoeuvra, en vain, verrou et poignée.
 - Alors ? Prouvez-moi que j’ai tort !
 - Mais très certainement, avec plaisir ! Rien de plus simple !
 Bon, d’accord, Gatito n’a pas exprimé à haute voix cette dernière réplique, mais le pensa fortement à cause de l’arrogance de cette femme.
 Et immédiatement, il ouvrit la porte.
 Elle resta décontenancée. Demanda à voir et revoir, puis, fit à son tour la manoeuvre. Avant de convenir que, oui, elle était idiote !
 Elle venait de faire ce qu’un nombre incroyable de nos clients font : tourner le verrou dans le mauvais sens, donc ils ferment leurs portes à double tour, au lieu d’ouvrir. (et les verrous ne sont pas montés à l’envers, ce qui pourrait s’expliquer !) Vous ne pouvez imaginer le nombre de fois que cela se produit ! Toutes les semaines, pour ne pas dire tous les jours, nous constatons la même erreur. Ce n’est même pas une question de sexe, d’âge ou de nationalité.

mercredi, 04 août 2010

Joyeux anniversaire !


 Bogoss va partir en vacances à son tour. En fait, il va visiter ses parents et ses amis. Il est venu s’installer à P’tit Chicago car sa copine y vit. Les folies que ne vous font pas faire l’amour ! Car il a la nostalgie de sa région, des amis, choses qu’il a tant de mal à trouver ici.
 - Je vais revoir mon père. 2 ans que je ne l’ai pas vu. Je lui en fais la surprise.  - Ce sera un beau cadeau d’anniversaire !
 - Oui !
 - Alors, tu vas te mettre un joli flot dans les cheveux ?
 - Non, pas jusque là, quand même !
 Bogoss, au moins, comprend l’humour, et ne prend pas tout au premier degré comme un ex collègue

samedi, 24 juillet 2010

Voulez-vous une augmentation ?

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En place à l'Hôtel de Fous

lundi, 05 juillet 2010

Retour au purgatoire

Même si mes « vacances » furent placées sous le signe des travaux à l’Oasis, ou de pertes de temps inutiles dans les bureaux de poste, j’ai pu me permettre quelques escapades.
 Mais quelle torture en songeant au retour  obligatoire...
 Déjà, vous voyez de splendides paysages, sans béton à outrance, sans maisons mornes les unes sur les autres...
 Vous savourez le calme de la nature. Même si la rue du Désert des Désert est une rue relativement calme, elle est trop bruyante. Mieux vaudrait vivre dans la ligne de mire de la piste d’atterrissage de l’aéroport de P’Tit Chicago. Les avions passant au dessus de vos têtes sont moins pénibles à supporter. (je le sais pas expérience !)
 Lorsque vous vous approchez de P’tit Chicago, vous commencez par le voir au travers d’une brume permanente, celle de la pollution. P’tit Chicago a l’ambition de devenir Capitale de la Pollution. N’est-ce pas un beau slogan pour attirer les touristes ?
 Et plus vous vous en approchez, plus vous sentez l’odeur suffocante de cette pollution. Vous vous sentez pleins de compassion envers ces jambons que l’on fume... Quoique ce soit plutôt l’inverse, car eux ont la chance d’être fumés agréablement. A P’tit Chicago, la fumée ne conserve pas ! Bien au contraire.
 Ce qui me rassure, si je puis dire, c’est que presque tous ceux et celles ayant connu P’tit Chicago avant, sont d’accord avec moi : mais qu’est donc devenue cette ville où il faisait bon vivre avant ? Elle qui, avant était dans le top 10 de mes villes préférées, est à présent dans celui des villes exécrées.
 Croisez les doigts pour que les nouveaux propriétaires de l’Hôtel de Fous me vire et que j’ai, enfin, la bonne excuse pour retourner aux Emeraudes sans me demander si je fais le bon choix de quitter cet emploi !

mardi, 22 juin 2010

L'art et la manière de faire fuir les clients

Harpagon continue de collectionner les conneries, question gestion ! Lui qui se lamente de ne jamais avoir assez de clients, a l’art et la manière de les faire fuir !
Nous avions depuis plusieurs années un groupe qui louait l’un des salons, tous les mercredi, toutes les semaines, même lorsque c’étaient des jours fériées. Un groupe de prières, mi-oecuménique, mi-secte. Ils persistaient à venir, même s’il n’y avait le plus souvent que 5 personnes, et jamais plus de 15. D’une semaine sur l’autre, ils laissaient un sac avec des Bibles dedans.
Harpagon, constatant le « bordel » dans ce recoin de la réception, au bout du comptoir (un coin quasi inaccessible, invisible puisque sous le comptoir, demanda à la petite nouvelle (oui ! Encore une, et qui a déjà annoncé qu’elle nous quittait au bout de 15 jours) de nettoyer.
Elle, ignorant tout du groupe, demanda que faire du sac
« Poubelle ! »
Ce n’est pas la première fois qu’il fait ainsi jeter les affaires des autres... Là, il est vrai, que le Nouveau Testament est hérétique à ses yeux, puisque, rappelons-le, il s’autoproclame « dieu »
Bien entendu, il nia avoir demandé à ce que l’on jette le sac, refusa de rembourser les quelques Bibles concernées (d’un montant total inférieur à la location demi-journalière du salon)... Et le groupe s’en est allé vers un autre hôtel, où, espérons-le pour eux, il sera mieux considéré !
Pour vous donner une petite idée, la location était de 5200 € l’an, sans les extras... Quant on songe qu’il fait un drame s’il manque un seul centime dans la caisse... (1 centime en moins, = la faillite, la ruine....)

mardi, 15 juin 2010

Que lui réservera l'avenir ?

Bogoss, 22 printemps, disait espérer que d’ici qu’il soit vieux, il espérait que l’euthanasie soit légalisée, qu’il ne se voit pas impotent. Avant d’ajouter :
 « Mais à ce moment là, je penserai peut-être différemment ! »
 Ce à quoi Gatito répliqua :
 « Ttttt ! Je t’imagine très bien ! : (voix chevrotante) ah ! Vivement que la jolie aide-soignante vienne me laver les fesses ! »
 Bogoss acquiesça... Il s’imagine bien ainsi...
 Certains penseront qu’il faut bien un Gatito pour imaginer  Bogoss se faisant talquer les fesses à l’âge de 110 ans, et non maintenant... Mais, bon, que ce soit à 22 ou 110 ans, je « n’imagine » pas les fesses de mon collègue, mais uniquement sa réaction dans l’attente d’être talqué !

mardi, 01 juin 2010

Plan drague ?

C’était mon tour d’occuper le poste de nuit. A mes tous débuts dans l’hôtellerie.
« Ma télévision ne marche pas ! »
Me voici obligé de monter vérifier. Pour une fois, c’était bien le cas.
Pour une fois, car vous ne pouvez pas imaginer le nombre de fois que l’on vous dérange pour rien ou presque : la prise n’est pas branchée, il suffit de presser le bouton de mise en marche, ou simplement la câble s’est débranché. Et ne parlons pas de ceux qui veulent mettre en route la télé avec la télécommande... de la climatisation !
Cette fois-ci, il fallait faire un échange standard de télévision.
Lorsque je reviens, le client m’aide en allant lui même brancher le câble dans la prise située sous le bureau.
Pour une fois, je n’étais pas sur mon petit nuage habituel...
- Tiens ? Drôle de manière de s’enfiler sous le bureau tout en me montrant son postérieur uniquement couvert d’un slip...
- Tiens ? Ce préservatif était-il déjà sur le bureau avant ?
Mais, comme d’hab., je refusais de me faire du cinéma, terminais ma tâche et redescendais à la réception, après avoir échangé quelques paroles avec le client.
Environ 10 minutes plus tard, le client me rappelait
« J’ai repensé à ce que vous me disiez ne pas avoir de quoi vous allonger pour la nuit. Si vous voulez, vous pouvez venir dans ma chambre, il y a de la place »
Euh ? Oui... Que penser ? Ce n’est pas parce qu’il était grec que...  La proposition pouvait être honnête, qui sait ? Peu probable, mais en même temps, j’écartais l’idée d’attirer les convoitises sexuelles de cet homme (connu). - sa chambre étant la plus proche de la réception, cela paraissait moins incongru -
Je remerciais donc poliment. Même si j’avais voulu, je ne pouvais pas vu que tous les clients n’étaient pas rentrés.
Minuit, il réitère son invitation...
Bon... Là je n’avais plus de doutes...
30 minutes plus tard, il rappelle... Et termine sa phrase d’une voix désolée :
« Tout seul dans ce grand lit froid ! »
C’est vrai que l’hiver était très rigoureux, mais même si je caillais dans la réception, mais je n’avais nullement envie d’aller me réchauffer dans sa chambre...
Depuis, j’ai souvent été dragué par les deux sexes, lorsque je suis de service de nuit. Le plus souvent par des personnalités de la politique...
Offres que j’ai toujours déclinées. A tord ou a raison ? Peut-être aurais-je pu avoir droit à une promotion canapé ? Faire carrière en politique ou autre ?

mardi, 11 mai 2010

elle ne marche pas, elle court !

Brasseusedevent, toujours elle, est certainement la femme de chambre avec qui je parle le plus. Mais tout en restant sur mes gardes : elle a la langue bien pendue, et bavarde souvent avec Médusa. Une bonne chose, lorsqu’on veut faire savoir quelque chose à la direction....
La pauvre, ne se rend pas toujours compte lorsqu’on blague. A-t-on aussi l’idée de blaguer en gardant son plus grand sérieux ? Nous étions venu à bavarder de mes amis taiwanais, et de l’adorable petit Hong Ping :
« (...) il est si mignon que je leur ai demandé de me le donner. Je ne sais pas pourquoi, mais ils ne sont pas d’accords ! »
Elle a éclaté de rire ! Mais non pas de la blague ! Non, elle l’a pris au premier degré ! Elle riait de ce qu’elle pensait être de la stupidité de ma part.
«  Mais enfin ! Cela se comprend ! C’est comme si tu étais le parrain de ma fille et que tu me la demandes... hahaha ! je ne voudrais pas... »
Sa fille ? Mais ? Qu’en ferais-je ? (petite mijaurée de 11 balais)
Qu’aurait elle dit, si elle avait entendu une de nos clientes avec qui mes rapports sont amicaux. Lorsqu’elle a vu la photo de Hong Ping, le cri du coeur :
« Adorable! A kidnapper ! »
Aussi sec, j’ai fait part de ce commentaire au papa :
« Tu vois ? je ne suis pas le seul ! Elle est de mon avis ! Alors ? Qu’attends tu pour me le donner ? »
Je ne sais pas pourquoi, mais il n’est toujours pas d’accord......

samedi, 08 mai 2010

Taille 25 ?

Harpagon s’est décidé à acheter de nouvelles blouses aux femmes de chambres, et, faisant sa commande, il leur a demandé leurs tailles.
« 42-44 » annonça Brasseusedevent
Nous sommes restés perplexes... Car si son buste peut entrer dans un 44, Brasseusedevent a un tel tour de bassin que cela nous paraissait impossible de la voir entrer dedans...
Harpagon, avec son manque de tac habituel, déclara à haute voix :
« Donc je demande un 52 ! »
Nous avons cru que Brasseusedevent allait faire une attaque ! Elle est restée figée un long moment, bouche ouverte. Mais elle s’est abstenue de faire tout commentaire : l’orage eut été violent !
Les blouses sont finalement arrivées.... Mais.... le 52 est encore beaucoup trop petit ! Mais je n’était pas là pour voir sa réaction !

mardi, 13 avril 2010

Où va l'Hôtel de Fous ?

 Les deux nouvelles employées hésitent à rester. Elles calculent le temps qu’il reste à Harpagon et Médusa pour dégager. Celle qui sont en congés de maternité prennent un complément de congés...

Hildegarde Pit-Bull  du Kaiser a de plus en plus de mal à supporter Médusa. Elle a été ulcérée que le Lundi de Pâques, on lui demande déjà de supprimer toute la décoration pour l’occasion ! Pour une fois que c’était bien décoré... Mais comme Médusa et Harpagon ne sont pas Chrétiens,  il leur tardait de faire enlever cette décoration...

Si le nouveau propriétaire semble sympa, le futur directeur ne l’est pas. Nous verrons bien ce que ça donnera.

La première surprise annoncée, est que, lorsque le changement sera officiel, les prix grimperont en flèche ! 60 euros minimum ! Gasp ! Déjà que nous sommes trop chers par rapport à la concurrence directe... Pour vous donner une idée, notre prix de base est actuellement de 97 € pour une personne...

Par contre, une réduction de 2 € pour les petits déjeuners « compensera » l’augmentation des chambres... :)


La grande question est encore de savoir ce qu’il adviendra du personnel. S’il se sépare de ceux qui n’ont pas fait une école hôtelière, il ne restera plus qu’une d’entre nous !

 Che serà, serà !

Suis-je zen à cause du dégoût montant face aux agissements de la clientèle ? Plus ça va, plus ça se dégrade. Avis partagé par mes collègues d’autres hôtels.

Dernier fait en date : ils cassent la douche, qui coule, coule, coule... Et le lendemain matin, prétendent que c’était ainsi à leur arrivée !  Harpagon est ce qu’il est, mais il a au moins l’honnêteté de ne pas facturer les dégâts aux clients suivants !

mercredi, 31 mars 2010

Il est sur la paille !

Faites passez cette annonce dans toutes les médias du monde :

 Avis de recherche

 Un billet de 5 euros a été kidnappé à l’hôtel de fous ! Il est vital de le retrouver.

En effet, disparition d’un billet de 5 €, entre la fin du service de l’Excité à 14 heures, et le lendemain matin 6h30. Aucune transaction n’ayant été faite, le mystère reste complet. Il faut attendre le retour de Bogoss, en repos hebdomadaire, pour savoir s’il a une idée. Il est fort probable que le billet ait été kidnappé pendant son service.

Mais voilà, 24 heures après le constat du kidnapping, Harpagon, en toute bonne foie, me déclare :

 « il faut me le retrouver ! Je ne vais pas quand même mettre 5 euros de ma poche : je n’ai pas de salaire, moi ! »

Oui... C’est vrai... Mais que dire des virements hebdomadaires de 1.500 à 15000 euros, ou plus, qu’il se fait sur son compte personnel, et tout ce que l’hôtel lui paye ? (s’il y avait des contrôles, comment se fait-il qu’il achète des kilos de crevettes, alors qu’il n’y en a jamais au petit déjeuner... Et le vin ? Et tout le reste : TV, meubles.....) 

Mais nous sommes plus riches, nous, avec nos énormes salaires, allant de 700 à 1200 euros ! Nous roulons sur l’or à ne pas savoir qu’en faire...

En attendant, j’ai quand même eu du mal à ne pas éclater de rire avec sa réflexion !

samedi, 27 mars 2010

Hildegarde Pit-Bull du Kaiser

La nouvelle gouvernante de l’Hôtel de Fous porte bien son nom. Comme un pit-bull elle ne lâche rien. Les femmes de chambres repartent souvent en pleurant. Il faut dire que depuis quelques années, il y avait un certain laisser aller , entre une gouvernante trop douce, manipulable, et une Médusa bigleuse qui préfèrerait être égorgée que de mettre des lunettes. Du coup, elle ne voit plus la poussière, même si les cadres noirs étaient blancs de poussière. Hildegarde Pit-Bull  du Kaiser fait faire le grand nettoyage de printemps, poussant quand même le bouchon un peu loin. Rome ne s’est pas faite en un jour !
 C’est la première fois que l’ensemble du personnel appel l’un des siens par son nom, et non par son prénom. Du « Madame Pit-Bull  du Kaiser » par-ci, du « Madame Pit-Bull  du Kaiser » par-là… Même Harpagon et Médusa n’osent l’appeler autrement. Du jamais vu.
 Bien entendu, une fois encore, qui s’illustre ? Gatito !
 « Hildegarde ! »  par-ci, « Hildegarde » par-là… il est le seul à l’appeler par son prénom, et dès le premier jour ! Avec la bénédiction de « Hildegarde Pit-Bull  du Kaiser » . En fait, à sa demande ! Car elle mettait du « Monsieur » par-ci, par-là… ce à quoi votre Gatito préféré avait objecté :
 « Et c’est ‘‘Gatito’’ ! » 
 « Et moi Hildegarde ! » d’ailleurs, elle s’était présentée ainsi à Gatito.. 
 Une fois encore, Gatito a apprivoisé un molosse…

dimanche, 21 mars 2010

Elle voulait me tuer !

Pour ce qui est du travail en doublé que j’évoquais avant-hier, je me suis souvenu de Grisette La Taupe. J’avais annoncé :
 « Harpagon t’a mise au courant ? Désormais tu travailleras jusqu’à 23 heures, en doublé avec moi ou les autres effectuant le poste de nuit »
 Grisette la Taupe avait été obligé de s’asseoir. Aller jusqu’à 20h30 était déjà trop long, et cette nouvelle, comme cadeau da mariage !
 « Mais ? Quand Harpagon t’a-t-il dit cela ? »
 « Harpagon ? Oh ! Il n’est pas encore au courant ! »
 «  Il ??? Tu ???... » Il fallut encore quelques secondes à Grisette La Taupe pour réaliser que Gatito et son mari (celui de Grisette La Taupe, voyons ! Pas le mien !) avaient des sourires d’une oreille à l’autre, qu’ils la taquinaient....
 « Oooooooooooooooooooh ! Gatito ! Ooooooooooooooooh ! Je... Tu.... Ooooooooooooh ! »

samedi, 20 mars 2010

La saga continue

 « Et que sont ces fantaisies ? Pourquoi travaillez-vous jusqu’à 22 heures ? »
 « Ce sont vos ordres, M. Harpagon ! »
 Effectivement, Harpagon, s’y perd, dans tous les harcèlements moreaux qu’il fait. Dans le but de faire démissionner l’Excité, le poste de l’après midi allait désormais jusqu’à 22 heures, permettant un doublé de presque une heure avec le poste de nuit. Très pratique pour régler les problèmes nous tenant éloignés de la réception. Mais comme ce changement d’horaire est très apprécié de l’Excité, car il lui évite de voir Harpagon, et donne le temps à sa femme de rentrer du travail pour s’occuper des enfants avant le départ de l’Excité...
 Comme Harpagon s’est rendu compte que les horaires arrangeaient l’Excité, nouvel harcèlement moral en rétablissant les horaires précédents.... Mais voilà ! Il va être obligé de payer des heures supplémentaires pour ceux qui font le poste de nuit... Ce qui ne va pas non plus ! Payer ? Et puis quoi encore ? « travaillez plus, mais n’espérez pas être payés plus ! Suis pas Sarko, moi ! »
 Pour le moment, rien ne change donc dans nos horaires !
 Harpagon tenta bien de faire travailler l’Excité le matin, mais il ne le supporte pas, alors le voir tous les matins...
 Et dans la belle saga de l’Hôtel de Fous, depuis le début de l’année, où commença le congé de maternité de la chef de réception, la troisième remplaçante a démissionné à son tour. Elle aura tenu son mois d’essai... avec bien du mal, puisqu’elle voulait déjà partir au bout d’une seule journée !

mardi, 09 mars 2010

Economies, vous avez dit économies ?

Est-il encore besoin de rappeler que Harpagon, de l’Hôtel de Fous, est la personne la plus avare qu’il m’est été donné de rencontrer ?
 Le problème est qu’il ne voit pas plus loin que le bout de son tarin. (pourtant, court et ratatiné). Pour ne pas payer les parkings (pourtant, il a des facilités de paiement) il se gare sur les emplacements des livreurs, ou celui des handicapés (il l’est : greffe d’un portefeuille à la place du coeur !). Les papillons fleurissent sur son pare-brise.  Une chance qu’il n’ait jamais retrouvé sa voiture à la fourrière (la vie est injuste : lui, en infraction tous les jours, ne l’a jamais retrouvé ainsi, alors que tant d’autres personnes se garant au même endroit y ont droit !)
 Lorsqu’il voit une casquette, il ruse. Il laisse le coffre ouvert (lorsqu’il est garé devant l’hôtel) ou/et met ses feux de détresse.
 Ah ! Ce midi, il riait encore dans sa barbe (invisible) de voir que sa ruse avait bien fonctionnée. Clef au contact, il tourne... Rien ne se passe. Il retente... Rien... Il se rend alors compte que les feux ne fonctionnent plus... Batterie morte. Ce qui lui coûta quand même un peu plus que les 5 petits Euros (maximum) qu’il aurait eu a débourser s’il avait daigné la mettre au parking..

vendredi, 26 février 2010

Ce n'est pas moi leur père !

- Mes enfants sont comme toi, Gatito, ils détestent avoir quelque chose aux pieds !
 - Je te jure que je ne suis pas leur père !
 Ah ! L’Excité a été sidéré (et amusé) de la réponse ! Même s’il sait qu’il faut s’attendre à tout avec Gatito.
 - J’espère bien ! Sinon, je vous demanderai des explications à tous les deux, à toi et à ma copine !
 - Mais si cela avait été le cas, cela aurait été pour ton bien !
 - Hein ?
 - Ben oui, pour te faire gagner au Loto, on dit qu’il faut avoir une chance de cocu !
 - ....
 - Remarque, si j’en étais le père, cela expliquerait pourquoi ils sont aussi beaux !
 Et après, on s’étonnera que je sois le collègue préféré de l’Excité, celui qui le taquine au lieu de gémir sur mon propre sort, comme les autres...
 Comme remède anti-dépression, Gatito devrait être remboursé par la Sécu !

mercredi, 24 février 2010

Loin des yeux....

 Une chose qui m’a toujours sidéré avec une majorité de mes collègues se succédant à l’Hôtel de Fous, est cette attitude « loin des yeux, loin du coeur », ou plus exactement le fait qu’ils oublient tout aussi vite les clients une fois que ceux-ci sont partis. On n’en parle plus, sauf pour se lamenter en cas de dégâts. Quelque part, c’est normal, mais leur attitude est la même concernant les personnes ayant été amicales avec nous. Seul l’Excité fait figure d’exception avec moi. Deux E.T. Dans cet hôtel, et tellement similaires en de nombreux points. Mais, si ça peut vous rassurer, il n’est pas aussi loco que Gatito !

L’Excité fut le seul à me demander des nouvelles de l’épouse de l’ambassadeur. Il n’allait pas être déçu ! Et moi non plus !

Sa surprise commença par le fait que l’on avait pas donné le choix à la femme pour son heure de sortie si elle voulait de l’aide. Amusé de ce que serait la réaction d’Harpagon s’il apprenait qu’elle m’avait offert le petit déjeuner chez la concurrence ....

«  Elle n’a pas dû te laisser en placer une ! » (propos sans arrière pensée négative, simple constatation que la femme était gentille, mais très bavarde !!!!)
 «  Mais si ! C’était un véritable dialogue! Même si elle parlait (un peu) plus que moi !»
 La mâchoire de l’Excité se décrocha (on la cherche encore). J’apprenais ainsi qu’elle avait monopolisé la parole avec tous mes collègues. 

 Cela voudrait-il dire que Gatito a plus de conversation que ses collègues ? 

 L’apothéose de sa surprise fut de savoir qu’elle m’avait embrassé lorsque nous nous sommes séparés. En y resongeant, il est vrai qu’elle c’était contentée d’un au revoir à la cantonale pour les autres....

 « Si elle revient chez nous, ce sera grâce à toi ! »
 Il ne croit pas si bien dire, puisque c’est ce qu’a sous entendu la femme. Seul son âge pourrait l’en dissuader. Si elle revient, ne devrais-je pas demander un pourcentage à Harpagon, puisque ce sera grâce à moi.... (la "star de l'Hôtel de Fou, c'est moi ! e2507 Hihihihihihihi !)

mardi, 23 février 2010

Gatito & la femme de l'ambassadeur

 Ce soir là, impossible de trouver une place. Je tournais en rond, lorsque j’en vis une. Zou ! Je m’y gare. Jamais je ne vais dans cette rue. Mais en sortant.. Aïe ! Dépose minute (qu’y a-t-il donc là ? Je l’ignore encore), avec interdiction de s’y garer après 7 heures du matin. Normalement, pas de problème, il me suffit de quitter le service un peu plus tôt...  Mais, mon 6e sens me dit de ne pas y rester... Alors, lorsque mon 6e sens me dit quelque chose, par expérience, je sais qu’il ne faut pas discuter et obéir !  Par chance, je trouvais une autre place presque de suite. Même topo, stationnement autorisé de nuit, mais interdit de jour, mais là à partir de 8 heures. J’arrivais au travail et trouvais un message :

 « Dire à Gatito pour la petite dame de la 222 »

 C’était sur un post-it laissé par la chef de réception à l’Excité.
 - Me dire quoi ?
 - Il faudrait que tu accompagnes la cliente jusqu’à la gare, demain, à la fin de ton service. Elle est âgée, et a 2 valises à roulettes et un sac. Elle a demandé si on pouvait  l’aider, alors, ils t’ont désigné.

Ben voyons benfache! Comme si le reste du personnel ne pouvait pas le faire. Remarquez, cela ne me dérange pas, puisque je me serais proposé spontanément de l’aider, mais c’est plus cette attitude de se décharger sur les absents qui m’agace. Et aussi leur mépris de la clientèle ! Car lorsque je travaille de nuit, je quitte l’hôtel à 7 heures au plus tard. Et le train de la brave petite dame n’était qu’à 9 heures flute! Sachant que la gare est à moins de 5 minutes (à pieds) de l’Hôtel de Fous, ils auraient bien pu l’accompagner au dernier moment, plutôt que de la laisser seule dans ce sinistre bâtiment froid. (belle extérieurement mais intérieurement sinistrose à souhait !)

Elle est donc descendue le matin,à 5h30, pour laisser ses valises. C’est là que j’ai fait sa connaissance, puisque je ne l’avais pas encore vue. Petite dame âgée, fragile, mais avec beaucoup de classe.
 - Vous me direz combien je vous dois !
 - Mais rien du tout ! (je vous l’ai dit, je me serais proposé spontanément ! Plus encore en la voyant si fragile et avec ses gros bagages ! )
 - Oui... On verra... (sur un ton qui disait « cause toujours, beau merle, tu m’intéresses »  ou, si vous préférez « ce ne sera pas gratis !!!! » )

Elle redescend vers 6 heures, pour aller prendre son petit dej à l’extérieur. En passant, elle me donne mon pourboire à l’avance, 10 € ! Juste pour couvrir cette petite distance (ah ! Mes chères collègues ! Si elles avaient su, elles se seraient battues comme des chiffonnières pour être celle qui l’accompagnerait 018!). A son retour, elle s’installe dans un des fauteuil, attendant la fin de mon service. A ma collègue, louanges sur mon compte, mon amabilité, mes sourires ayant ensoleillé le reste de sa journée. Pourtant, mon attitude n’avait rien d’exceptionnelle ! Mais quand je le lui ai dit, elle m’a parlé de la manière dont se comportaient certains commerçants de P’tit Chicago, et, effectivement, je suis exceptionnel !

Arrivé à la gare, elle a tenu absolument à m’offrir le petit dej. Sachant qu’elle devait attendre le train pendant 2 heures, j’acceptais pour lui tenir compagnie un moment.
 Et nous avons bavardé, bavardé, bavardé, bavardé...  Sur les voyages, les pays visités (une vision commune des voyages, les mêmes pays aimés..., mais aussi sur sa vie, la mienne) A mon départ, elle a tenu à m’embrasser.bisou5

Elle était passionnante à écouter, épouse d’un ambassadeur suisse à la retraite, ayant parcouru le monde, dans de nombreuses chancelleries prestigieuses. D’où sa classe. Cette rencontre me rappelait aussi ma belle famille, qui était également dans la diplomatie.
 Parti pour ne rester que quelques minutes avec elle, je suis resté plus d’une heure en sa compagnie. J’aurais pu rester les deux heures, mais il allait être 8 heures.... Heureusement que j’avais écouté mon 6e sens et n’étais pas resté au premier emplacement !  (merci mon 6e sens !merci)

lundi, 15 février 2010

On ne s'ennuie pas, à l'Hôtel de Fous

Harpagon a pris, depuis longtemps l’Excité en grippe. Allez savoir pourquoi ! C’est l’un des meilleurs employés de son hôtel, le meilleur parmi tous ceux qui ont pu défiler depuis que je travaille dans l’Hôtel de Fous (le meilleur après moi, va s’en dire ! Héhéhé !) Et quand Harpagon a quelqu’un dans le nez, que fait-il ? Harcèlement moral en espérant voir ses victimes démissionner... Sans se préoccuper que toutes sont allez aux tribunaux ensuite, et que toutes, sans exception, ont eu gain de cause ! Mais l’Excité tient bon. 

« Pourquoi restez-vous jusqu’à 22 heures lorsque vous êtes de service de l’après-midi ? Vous n’avez pas à le faire ! Je ne veux pas que vous restiez à vous regarder dans le blanc des yeux avec vos collègues lorsqu’ils sont de service de nuit ! »
« Pourquoi ? Mais c’est vous qui l’avez ordonné il y a quelques mois ! »

Hé oui ! Harpagon, pensant faire fuir l’Excité avait décalé d’une heure le service de l’après midi, pour qu’il n’ait plus de vie de famille...

Ce doublement de service est très pratique pour régler les problèmes éventuels en chambre, tout en ayant une personne assurant la réception. Mais en fonction du ou de la collègue, une heure peut sembler longue, mais longue, ou très courte ! Autre avantage, pas de stress si on a du retard, l’autre ne fait pas des heures sup...  

Cliente : « j’aurais un appel demain matin à 6h30, programmez moi un réveil un peu avant, 6h27, 6h28 ! Enfin, vous voyez ! »
« Très bien ! 5h30 alors ! »
« alors-là, Gatito, je te tue ! »

Ben quoi ? Je lui laissais le temps de bien se réveiller pour son appel !

mercredi, 10 février 2010

Toujours aussi fou...

Je sais que vous les attendez tous, les dernières nouvelles de l’Hôtel de Fous.

La confusion la plus totale y règne. Nouveau défilé de personnel. Les réceptionnistes du matin résistent au maximum deux semaines... Bon, la dernière, toujours en période d’essai, tient depuis un mois, mais elle avoue que c’est parce qu’elle a besoin d’argent... Mais cherche à partir au plus vite...

Harpagon débauche une secrétaire de direction d’un autre hôtel. Elle le quitte, car ils auraient à leur tête un duo genre Harpagon père et fils (sauf que les fils de « notre » Harpagon sont d’une grande gentillesse, mais ne travaillent pas dans la branche. Pas fous ! Le plus loin possible de papa !), puis Harpagon revient sur sa décision, il n’en veut plus, puis la veut, puis ne la veut plus, puis...

Et on reparle de vente. Avec deux promesses de ventes signées ! Un des acheteurs potentiels provoque des inquiétudes, politicien avec activité dans une association un peu trop extrémiste.... Le second semble très sympa d’après les photos. Mais nous ne le verrions pas souvent, car il crée sa chaîne d’hôtels et de restaurants. S’il est le repreneur, il est à peu près certain que l’Hôtel de Fou fermera pour se faire une peau neuve.

Mais Harpagon ne fera-t-il pas, une fois encore, machine arrière ? C’est ce que je pense. Les autres employés ne voulaient pas me croire, mais, les uns derrière les autres commencent d’avoir des doutes. Harpagon ne leur dit-il plus « de toutes manières, je ne serai plus là » ? Ne prend-il pas des décisions qui seraient plutôt du ressort du successeur ? 

Mais sait-il lui-même ce qu’il fait ? Car il a déclaré :

« Hier, j’ai signé des papiers... Mais qu’est-ce que c’était ? Est-ce que j’ai vendu ou non ? » 

Nous n’en avons pas encore la réponse...

lundi, 08 février 2010

P'tit Chicago, future capitale mondiale du meurtre ?

Une fois encore, je regrette de ne pas avoir résilié l’abonnement à la feuille de chou local. Cela fait des années que nous en parlons, mais nous nous laissons toujours prendre par le temps.

Plusieurs raisons à cela. Des nouvelles défraîchies, parfois datant de plusieurs jours, un nombrilisme et une autosatisfaction de plus en plus important (si au moins c’était mérité !).

Mais, si je regrette de ne pas l’avoir fait cette fois-ci, c’est pour une autre raison. Pour éviter à Mamina de se faire du mauvais sang pour moi.

P’tit Chicago est fermement décidée à surpasser le (grand) Chicago des années '20 ! La violence est en constante progression. Or, il y a quelques jours, un abominable crime crapuleux a eu lieu dans l’une des rues où il m’arrive de me garer. Ce jour là, j’étais en retard, il m’avait fallu dégager la neige de ma voiture, mais aussi le « givre » à l’intérieur, sur le pare-brise. Par chance, j’avais aussi trouvé à me garer dans une rue avant (vu le nombre réduit de places, dès que l’on en remarque une, on se gare, même s’il faut marcher pendant 10 minutes). J’avais vu passer les secours...

Mais pour Mamina, c’est devenu « et si tu avais été à l’heure, la victime aurait pu être toi ! » 

Si nous n’étions pas abonné à cette maudite feuille de chou, nous ignorerions tout du crime. Quel autre journal national ou international pourrait s’intéresser à un crime de plus dans cette bourgade ?

lundi, 25 janvier 2010

La journaliste était ivre-morte.

Un de mes amis m’a rappelé une des nombreuses mésaventures que j’ai pu vivre à l’Hôtel de Fous. Cela remonte à mes débuts, et j’ai quelques trous de mémoires concernant la soirée. Je dois cependant avoir des notes quelque part, mais qu’importe, je me souviens du principal.
Dès le départ, j’avais senti que je pouvais la cataloguer comme « emmerdeuse publique ». Son nom ne me disait absolument rien, mais elle était journaliste du 20h dans son pays.
Après m’avoir fait braire pendant je ne sais combien de temps elle s’était décidé à monter dans sa chambre. Elle était redescendue pour squatter la réception et picoler « en juive » (seule), mais tout en réclamant ma présence pour me parler... d’elle. Puis elle remonta. Ouf ! Au bout de quelques minutes, elle était redescendue, était passée sans me voir, et s’acharnait après une des portes d’entrée condamnée. Elle n’écoutait pas lorsque je lui signalais qu’elle n’arriverait pas à l’ouvrir...
Et elle s’agitait de plus en plus contre cette malheureuse porte.
Je m’approchai, répétant que la porte était condamnée.
Elle sursauta, se retourna, se plaqua, bras en croix contre la porte :
« - ne me tue pas ! »
La pauvre était effrayée.
Gatito ? Un tueur ? Non, mais ho ! Ça va pas la caboche ?
Je la rassurai et elle se calma... Pour aller s’affaler dans un des fauteuils, et recommencer à me parler de son sujet favori : elle.
Elle finit par... S’endormir !
Impossible de la réveiller.
Arriva enfin mon sauveur, le veilleur.
On la secoua encore, en vain. Impossible de la laisser ainsi dans la réception !
Alors, nous la prime, chacun par une aile. C’est qu’elle était lourde, la gaillarde ! Pourtant, elle était petite et plutôt menue ! Mais un poids mort. (une chance que je n’avais pas mes problèmes de dos !)
Long, long, long le trajet du fauteuil à l’ascenseur. Car, bien entendu, elle avait choisi le point le plus éloigné de la réception.
Long, long, long le trajet de l’ascenseur à sa chambre, car, bien entendu, elle avait une des chambres les plus éloignées...
Et nous l’avions mise sur son lit.
Non, bande d’obsédées : nous ne l’avons pas déshabillée !
Et elle cuva son vin... Jusqu'au lendemain après midi...
Ma collègue la vit j’aillir de l’ascenseur, comme si elle avait le diable à ses trousses...
Comment avions pu nous la laisser seule dans sa chambre ? Mais, c’est qu’elle aurait pu mourir sans que personne ne s’en rende compte... Obsédée par la mort ! Est-ce pour la fuir qu’elle buvait comme un trou ?
A ses yeux, j’avais une vie de miséreux... Eh bien, je préfère de loin ma vie « misérable » mais heureuse que la sienne luxueuse mais l’obligeant de boire pour oublier le présent...