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dimanche, 19 septembre 2010

Villages engloutis

Je lis un livre (*) très intéressant sur le village, englouti en 1952, de Tignes. Quelques photos illustrent le récit. Que la vallée était jolie, que le village semblait plaisant. J’imaginent aisément le drame que certains habitants ont dû vivre au moment d’être contraints de le quitter !
 Cela m’a rappelé des souvenirs d’enfant. D’un côté, j’avais la fascination des villages engloutis, uniquement à cause de la BD de Tintin « le lac des requins », et j’étais tombe de haut, en voyant un reportage où, dans la réalité, les villages étaient le plus souvent détruits avant l’engloutissement.
 Mais, même si j’avais cette sorte de fascination, j’avais la peur au ventre que la même chose puisse arriver au village où je passais toutes mes vacances. Qaudn arrive un tel drame, que faire ? Rester à proximité du lac envahisseur ou l‘exode ? Si un tel drame s’était produit dans le village de mes vacances, je pense que je ne serais jamais retourné dans la région, pour ne pas voir la triste réalité.
 J’ai fait l’erreur de retourner dans une des villes où j’ai vécu enfant. Lorsque j’ai vu ce qu’elle était devenue, un piège à touristes et à Bobos parigos, ce fut le choc, l’anéantissement de rêves, de souvenirs. Je n’y retournerai plus jamais, même si nombreux sont ceux qui voudraient que j’y sois leur guide. Depuis, j’ai adopté d’autres lieux...
 Pour en revenir aux villages engloutis, à chaque fois que je voyage et me trouve au bord d’un lac artificiel, je me demande quelle merveilleuse vallée a été ainsi engloutie.
 
 (*)  « Tignes, mon village englouti » de José Reymond.

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