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lundi, 25 janvier 2010

La journaliste était ivre-morte.

Un de mes amis m’a rappelé une des nombreuses mésaventures que j’ai pu vivre à l’Hôtel de Fous. Cela remonte à mes débuts, et j’ai quelques trous de mémoires concernant la soirée. Je dois cependant avoir des notes quelque part, mais qu’importe, je me souviens du principal.
Dès le départ, j’avais senti que je pouvais la cataloguer comme « emmerdeuse publique ». Son nom ne me disait absolument rien, mais elle était journaliste du 20h dans son pays.
Après m’avoir fait braire pendant je ne sais combien de temps elle s’était décidé à monter dans sa chambre. Elle était redescendue pour squatter la réception et picoler « en juive » (seule), mais tout en réclamant ma présence pour me parler... d’elle. Puis elle remonta. Ouf ! Au bout de quelques minutes, elle était redescendue, était passée sans me voir, et s’acharnait après une des portes d’entrée condamnée. Elle n’écoutait pas lorsque je lui signalais qu’elle n’arriverait pas à l’ouvrir...
Et elle s’agitait de plus en plus contre cette malheureuse porte.
Je m’approchai, répétant que la porte était condamnée.
Elle sursauta, se retourna, se plaqua, bras en croix contre la porte :
« - ne me tue pas ! »
La pauvre était effrayée.
Gatito ? Un tueur ? Non, mais ho ! Ça va pas la caboche ?
Je la rassurai et elle se calma... Pour aller s’affaler dans un des fauteuils, et recommencer à me parler de son sujet favori : elle.
Elle finit par... S’endormir !
Impossible de la réveiller.
Arriva enfin mon sauveur, le veilleur.
On la secoua encore, en vain. Impossible de la laisser ainsi dans la réception !
Alors, nous la prime, chacun par une aile. C’est qu’elle était lourde, la gaillarde ! Pourtant, elle était petite et plutôt menue ! Mais un poids mort. (une chance que je n’avais pas mes problèmes de dos !)
Long, long, long le trajet du fauteuil à l’ascenseur. Car, bien entendu, elle avait choisi le point le plus éloigné de la réception.
Long, long, long le trajet de l’ascenseur à sa chambre, car, bien entendu, elle avait une des chambres les plus éloignées...
Et nous l’avions mise sur son lit.
Non, bande d’obsédées : nous ne l’avons pas déshabillée !
Et elle cuva son vin... Jusqu'au lendemain après midi...
Ma collègue la vit j’aillir de l’ascenseur, comme si elle avait le diable à ses trousses...
Comment avions pu nous la laisser seule dans sa chambre ? Mais, c’est qu’elle aurait pu mourir sans que personne ne s’en rende compte... Obsédée par la mort ! Est-ce pour la fuir qu’elle buvait comme un trou ?
A ses yeux, j’avais une vie de miséreux... Eh bien, je préfère de loin ma vie « misérable » mais heureuse que la sienne luxueuse mais l’obligeant de boire pour oublier le présent...

Commentaires

Pour vivre heureux rien de plus simple
ne pas avoir envie d'avoir plus qu'on ne peut
bises bonne semaine

Écrit par : mamita | lundi, 25 janvier 2010

J'adore cette histoire.
C'est triste tout de même de picoler comme ça que ce soit pour une raison ou sans raison.
Bisous

Écrit par : passion | lundi, 25 janvier 2010

Son nom ! son nom ! :-)

Écrit par : Emma | mercredi, 27 janvier 2010

Les commentaires sont fermés.