Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 22 septembre 2009

Mon grand père s'est retourné dans sa tombe

121

Les lois varient beaucoup d’un coin à l’autre. Chez  « moi », le ramonage des cheminées doit être fait au moins une fois par an, mais on peut le faire soi-même. Nous avons donc le matériel, et le faisons…
Mais ici, à P’tit-Chicago, il faut le faire faire par des professionnels, qui s’en mettent donc plein les poches !
La surprise est de voir le nombre de jeunes pour faire ce métier. Tous très sympa (en fait, en dehors des employés du gaz, tous sont très sympa). Ils sont quand même moins noirs  de suif que dans les films ! Enfin, l’un d’eux l’était un peu plus que les autres, et, en plus de sa tenue noire, il avait les cheveux d’un noir de geai. Dans toutes cette masse noire, on ne voyait plus que ses yeux d’un bleu limpide !
Ils sont passés cette semaine. Je me suis amusé en pensant à mon grand-père paternel qui était bourré d’idées préconçues, d’images d’Epinal ! Genre, avec mon métier, je n’étais pas un vrai mâle. Un vrai mâle se doit de faire un métier d’homme ! Ce qui signifiait que les métiers pénibles. (seuls bureaucrates autorisés : les politiciens, car il était si macho que c’est à peine s’il pouvait concevoir le vote des femmes, alors les voir en politique !!!)
Je disais donc m’être amusé en pensant à lui et en regardant le ramoneur. Métier d’hommes, bien, coupe de cheveux courte, bien (pas comme ce Gatito !), ayant de la suif sur lui, bien, car preuve qu’il bosse… Mais qu’aurait pensé mon grand-père (glups ! Il m’en coûte d’utiliser ce mot pour parler de lui ! Ce sera l’objet d’une autre note) en le voyant s’émerveiller devant un… verre !
Il a de bons yeux ! Il a repéré de l’autre côté de la pièce, derrière la vitre du buffet, au second plan, un verre dont le pied est une figurine, un petit ramoneur d’autre fois, avec un chapeau haut-de-forme, petite échelle sur l’épaule. Du coup, je suis allé le sortir du buffet pour lui montre de près. Et il l’a pris délicatement dans ses mains, pour l’admirer sous toutes ses faces.
Ah ! Mon pauvre grand-père a dû se retourner dans sa tombe ! Un homme, pourtant un vrai, regarder un verre !

121

00:05 Publié dans Scène de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ramoneur

Les commentaires sont fermés.