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mercredi, 06 mai 2009

J’ai mal, oh oui, si mal.

L’infirmier venait de partir ¼ d’heure plus tôt. Lorsque je suis entré dans sa chambre je n’ai pu que constater que Biche était partie vers un Monde Meilleur.

Bien que sachant qu’elle était décédée, je ne voulais pas y croire. Je lui prenais le pouls ! Il battait !!!! Non ! Banane ! Ce n’était pas son pouls à elle mais le tien au bout de tes doigts. Mais je ne voulais pas encore y croire ! Mourir à presque 102 ans, c’est bien trop tôt ! Je voulais encore espérer qu’elle dormait, n’osais pas la secouer de peur de la réveiller…

Qu’elle ressuscite juste quelques petites heures, que ce soient les aides-soignantes qui la découvrent… depuis longtemps, j’avais cette angoisse d’être celui qui la découvrirai ! Où plutôt la prémonition...

Biche, réveille-toi, toute ma vie je t’ai entendu répéter que tu ne mourrais jamais !

Et mes maudits yeux qui ne savent pas produire de larmes ! Comment fait-on pour pleurer sans larmes ? Ce ne sont pas des yeux, mais le désert de Gobi en plus sec !

En même temps, la douleur était plus poignante, car je regrettais de n’avoir pas éprouvé une telle douleur au décès de mon père… Trop longue histoire à vous raconter… Mais il était impossible d’avoir une réelle complicité avec lui.

La douleur la plus violente jamais endurée avec celle de la mort de ma fiancée…

Il faut préciser que mes parents travaillant, c’est Biche qui s’occupait de moi pendant ce temps. Elle était venue vivre avec nous. Que de souvenirs où elle est présente.

Je me suis mis en arrêt maladie, bourré d’anti-dépresseurs

Je retravaille cette une semaine, et avec les jours que me doivent mes collègues, je ne travaille que deux jours ! Et suis en congés pour deux semaines. Plus que jamais, j’en ai besoin.

Et si par malheur, Harpagon recommence son harcèlement moral, j’écouterai le médecin du travail : je saisirai un avocat ! Car Harpagon est bien capable de recommencer son harcèlement ! Combien de fois m’a-t-il fait allusion d’envoyer Biche dans un mouroir pour qu’il puisse faire de moi son esclave au travail ? Un portefeuille à la place du cœur (1), je suppose que pour lui, mort signifie « vive l’héritage ! »

(1) Si ! Si ! A l’hosto ils se sont plantés : il ne lui pas fait une transplantation cardiaque normale ! Sans s’en rendre compte ils ont pris le portefeuille que le chirurgien avait déposé à côté du greffon !

Commentaires

Bises courage Gatito

Écrit par : mamita | mercredi, 06 mai 2009

Courage mon tit Gatito, elle restera à jamais avec toi au fond de ton coeur.
Gros bisous

Écrit par : passion | mercredi, 06 mai 2009

Courage mon Gatito. La vie est parfois si injuste ... Mais comme le dit notre amie Passion, elle sera à jamais au fond de ton coeur.

Gros bisous

Écrit par : Féline | mercredi, 06 mai 2009

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