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dimanche, 22 mars 2009

la soirée (fin)

Jérémiade monologuait dans un coin, Nombril dans l’autre.

Walkyrie apporta l’entrée.

Miam ! Une sorte de pâté de crabe, fait maison.

L’ennui, c’est que l’on vous sert...

Plof ! La portion tomba dans l’assiette de Gatito. Une portion pour les gourmands ! Car ce genre de pâté, gélatineux, Gatito aime l’étaler sur du pain, en fines couches, un peu comme du beurre. Mais la portion donnée, en temps normal, est l’équivalent de ce que le félin aurait mangé en 15 jours à chaque repas, matin, midi et soir, sans oublier les encas.

L’oeil glauque, Gatito observait cet amas gélatineux et tremblant dans son assiette. On aurait cru le sein blet d’une vieille suédoise.

Pas évident de le manger avec aussi peu de pain. Enfin, déjà repus, Gatito finissait ma portion, lorsque Walkyrie allait en mettre une seconde encore plus grosse ! Incroyable ! elle accepta son refus.

Arrivée du plat de résistance. Comment ? Manger ? Encore ?

Des « oiseaux sans têtes » et des frites. Plof ! La portion qu’elle donna était celle de 40 Gatito ! Mais quand saura-t-elle que Gatito mange peu ?

Si la viande était excellente (sauf que chaque morceau était entouré d’une bobine entière de fil - au point de rebaptiser le plat « oiseaux en pyjamas ») mais les frites, comme à l’accoutumée, vous donnait l’impression de mordre directement dans des bouteilles d’huile.

Dernière frite mangée avec appréhension : la chaise allait elle encore soutenir Gatito ? Oui ! Miracle !

L’oeil d’un aigle aux aguets, Walkyrie arrivait déjà avec une seconde portion.

Noooooooooooooooooooooooooooooon !

Elle accepta le refus.

Alors que Gatito calculait comment pouvoir se relever sans l‘aide d‘une grue, et inquiet de savoir si ses jambes pourraient le soutenir, Walkyrie arriva avec le dessert.

- Oh ! Une île flottante !

- Non ! Une omelette norvégienne !

Sortie beaucoup trop tôt du congélateur, elle avait fondu...

Cela avait beau être liquide, quand on a plus faim, on a plus faim ! Enfin, Gatito. Les autres se bâfraient. Pour ne pas offenser son hôtesse, Gatito avalait ma part, sans savoir comment il pouvait encore. Et inquiet de la solidité du sol. Allait-il se retrouver chez les voisins du dessous ? Où descendre jusqu’à la cave ?

Gatito pouvait entreprendre une grève de la faim : avec ce qu’il venait d’ingurgiter, il avait des réserves pour six mois de jeûne total.

Et un Gatito qui mange trop est... Un Gatito malade.

Tellement vert que même Jérémiade s’en aperçut.

Bonne excuse pour partir plus tôt.

Mais Gatito ne rentra pas directement. Il s’arrêta à la sortie du village, près d’un champ, et joua les anorexiques au dessus d’un fossé. Un doigt dans la garguelotte... 50 kilos en moins plus tard, il remonta en voiture et rentra.

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