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samedi, 21 mars 2009

la soirée (4)

Jérémiade faisait son entrée « théâtrale» ! Théâtrale dans le sens que le sens que vous pensez assister à une représentation. Elle, elle est sincère, ne saurait pas jouer la comédie.

Les yeux rougis, avant de se mettre à pleurer ;

- La dernière fois que j’étais venue, c’était avec Hector !

Les grandes eaux... Les chutes du Niagara à la puissance dix.

On se mord les lèvres jusqu’à l’os de la mâchoire pour ne pas lui rappeler toutes les médisances qu’elle pouvait bien dire sur son dos. Quoi que le pauvre bougre fasse, ce n’était jamais bien pour elle, forcément, « c’est un homme ! »

Elle s’est accaparée de la discussion, ne parlant que d’elle et de toutes ses malheur. J’ai rarement vu une personne aussi négative qu’elle, cultivant le malheur comme je cultive le bonheur. Aucun aspect positif, que du négatif. Walkyrie l’écoutait religieusement. Elle doit apprécier sa présence pour se dire qu’après tout, sa propre vie n’est pas aussi infernal que cela. Elle tenta bien de se lamenter elle aussi, mais Jérémiade rebondissait sur un mot pour revenir sur sa petite personne. Soupaulait, comme à son accoutumée, avait yeux et oreilles rivés sur Nombril. Choléra était tout aussi captivé.

Ah ! heureusement, Nombril marchait, malheureusement elle diffusait un programme presque aussi barbant que la logorrhée de Jérémiade.

Et le repas débuta.

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