Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 17 mars 2009

La soirée (1)

Lorsque Gatito est arrivé, Choléra jouait dehors. Il s’est précipité vers le félin, et lui a demandé de le suivre car il savait où il y avait de la place. Tant mieux, car pour trouver à se garer dans ce quartier, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, en plus compliqué…

Au fil des ans, Choléra ne perd pas ses habitudes : comme un lapin pris dans le faisceaux des phares d’une voiture, il zigzague toujours autant devant vos roues. La rue est une impasse formant une boucle qui vous ramène en son centre. Point de place, Gatito l’aurait parié. Mais bon, dans ce quartier, le soir, on peut se garer quand même hors cases à deux ou trois endroits, ce qu’il fit, ce qu’il voulait faire dès le début.

Pendant ce temps, Choléra s’était précipité dans l’appartement avertir de l’arrivée de leur visiteur. Au bout de plusieurs minutes, ne voyant rien arriver, et impatiente de le serrer contre sa large poitrine, Walkyrie est descendue. Mais que faisait donc Gatito ? Elle stoppa net sur seuil de l’immeuble, ahurie de l’attitude de Gatito.

On le sait loco, complètement timbré, mais pourquoi donc tournait-il autour de l’arbre à côté de sa voiture ? Tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre, parfois trois tours complets, parfois à peine un demi, et la tête en l’air ? Walkyrie s’approcha.

Gatito la salua, lui promit les bisous qu’elle attendait avec une telle impatience, mais une fois qu’il aurait terminé son… sauvetage !

En effet, dans l’arbre, un chaton miaulait, ne sachant comment redescendre de son perchoir. Mais il suivait les mouvements de Gatito (rassurez-moi, pas pour le croquer !) et Gatito accordait son pas au « dénivellement » des branches. Ainsi, tout doucement, le chaton redescendait sur le plancher des canards (pourquoi des vaches ?). Lorsqu’il fut sur la branche le plus basse, encore bien trop haute pour le félin, Gatito l’attrapa. Ronronnements du minou qui se colla contre son sauveteur, mais manqua de mourir aplati contre la large poitrine de Walkyrie lorsqu’elle attrapa Gatito pour l’embrasser.

 - C’est bien dommage, mais Peste et Scarlatine ne sont pas là ce soir. Elles sont parties...

 Comme ils montaient vers son logement, Walkyrie ne vit pas le large sourire de soulagement éclairer le minois du félin. Il a beau adorer les enfants, avec les jumelles, le courant ne passe pas vraiment ! Ou alors, individuellement pas ensemble. C’est un peu comme réunir la dynamite et le détonateur. Où étaient-elles parties ? Gatito n’avait pas pris garde à la fin de la phrase.

Les commentaires sont fermés.